Actualité judiciaireSeptembre 2026

Le procès autour de la mort de “La Maff”, avec une condamnation à 20 ans de réclusion criminelle.

5 ans après la mort de Ludrick Morentin, connu sous le surnom de « La Maff », la cour d’assises de Basse-Terre a rendu son verdict. Achille Bougouneau, âgé de 39 ans, a été reconnu coupable de meurtre et condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Une décision particulièrement commentée en Guadeloupe, d’autant que l’accusé a toujours contesté être l’auteur du tir mortel et que le verdict devra

Le procès autour de la mort de “La Maff”, avec une condamnation à 20 ans de réclusion criminelle.
La Maff


Que s’est-il passé ?

Les faits remontent à la nuit du 5 au 6 mars 2021, à Grand-Baie, au Gosier.

Une fusillade éclate entre plusieurs personnes devant un établissement de nuit. Plusieurs individus sont alors armés et des coups de feu sont tirés.

Ludrick Morentin, âgé de 37 ans et connu dans le milieu musical sous le nom de « La Maff » ou « La Mafia », est touché par plusieurs tirs. L’un d’eux, porté au niveau du thorax, lui est fatal.

Pendant plusieurs années, l’enquête et l’instruction cherchent notamment à déterminer qui a tiré le coup mortel.

Trois jours de procès devant la cour d’assises

Le procès d’Achille Bougouneau s’est ouvert le 23 septembre 2026 devant la cour d’assises de Basse-Terre.

L’un des principaux enjeux des débats était l’identification de l’auteur du tir ayant causé la mort de Ludrick Morentin.

L’accusé a contesté les faits qui lui étaient reprochés tout au long du procès.

Après trois jours d’audience et environ deux heures et demie de délibéré, la cour l’a finalement déclaré coupable de meurtre et condamné à 20 années de réclusion criminelle.

20 ans de réclusion criminelle : que signifie cette peine ?

La réclusion criminelle est une peine privative de liberté prononcée pour les infractions les plus graves, qualifiées de crimes.

Elle se distingue notamment de l’emprisonnement, généralement utilisé pour sanctionner les délits.

Dans cette affaire, l’accusation avait requis une peine de 25 ans de réclusion criminelle. La cour a finalement retenu une peine de 20 ans.

Mais le prononcé d’une peine par une cour d’assises ne signifie pas nécessairement que la procédure est définitivement terminée.

Pourquoi peut-il y avoir un deuxième procès ?

La défense a annoncé son intention de faire appel de la décision.

En matière criminelle, une personne condamnée par une cour d’assises peut contester le verdict devant une cour d’assises statuant en appel.

L’affaire est alors rejugée.

Il ne s’agit donc pas uniquement de vérifier si une erreur juridique a été commise : les faits eux-mêmes peuvent à nouveau être examinés et débattus devant une nouvelle juridiction.

La décision rendue en première instance reste donc susceptible d’évolution tant que les différentes voies de recours n’ont pas été épuisées.

Une affaire marquée par des interrogations

Selon les comptes rendus du procès, plusieurs questions ont continué à entourer les circonstances exactes de la fusillade, notamment le nombre de personnes armées et l’origine précise de certains tirs.

C’est précisément le rôle d’un procès criminel : confronter les témoignages, les expertises, les éléments matériels et les différentes versions afin que la cour et les jurés puissent se prononcer.

Une affaire médiatisée peut générer de nombreuses réactions dans l’opinion publique, mais la décision judiciaire repose sur les éléments versés au dossier et débattus contradictoirement lors de l’audience.

Ce qu’il faut retenir

L’affaire « La Maff » illustre plusieurs principes essentiels de la procédure pénale française : le rôle de la cour d’assises dans le jugement des crimes, l’importance des débats contradictoires, mais également la possibilité de faire appel d’une condamnation criminelle.

La condamnation prononcée en septembre 2026 constitue donc une étape majeure de cette affaire, mais elle pourrait ne pas en être la dernière.



Cabinet Nicolas Dubois & Associés

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Maître Charles NICOLAS est Avocat au Barreau de la Guadeloupe depuis 33 ans. Il se consacre exclusivement aux victimes et à la défense de leurs intérêts, victimes d'accidents ou d'agressions pour lesquels il met en œuvre des procédures d'indemnisation avec comme adversaires les compagnies d'assurances, le fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages et le fonds de garantie des victimes d'infractions. Le cabinet intervient en Guadeloupe, en Martinique et dans l'Hexagone.

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